Introduction – L’influence : un nouveau pouvoir… et une nouvelle responsabilité
Le marketing d’influence est devenu incontournable.
Aujourd’hui, il façonne :
- les comportements d’achat
- les tendances culturelles
- les modèles de réussite.
Mais derrière cette puissance se cache une question essentielle :
👉 le marketing d’influence est-il compatible avec un marketing durable ?
Dans cet épisode du podcast Markoeur, j’ai choisi de donner la parole à une nouvelle génération : Marine et Samuel, étudiants et acteurs du digital.
Leur regard est sans filtre, lucide… et particulièrement révélateur.
« Un influenceur, c’est quelqu’un qui influence… peu importe la taille de sa communauté. »
I. Le marketing d’influence : un métier à part entière
-1. De l’influence au métier structuré
Longtemps perçu comme un simple loisir, le métier d’influenceur est aujourd’hui reconnu.
Il implique :
- stratégie de contenu
- gestion de communauté
- partenariats commerciaux
- création de marque.
« Ce n’est pas un effet de mode, c’est un vrai métier. »
-2. Une nouvelle économie de la visibilité
Le marketing d’influence repose sur une logique simple :
👉 capter l’attention… et la transformer en valeur.
Cela crée une nouvelle forme de pouvoir :
- pouvoir d’influence
- pouvoir économique
- pouvoir culturel.
II. Pourquoi les jeunes sont-ils autant influencés ?
-1. Une génération née dans le digital
Contrairement aux générations précédentes, la génération Z :
- a grandi avec les réseaux sociaux
- consomme du contenu en continu
- construit ses repères via le digital.
« Pour nous, c’est normal… on est nés dedans. »
-2. Un besoin d’identification et de projection
Les influenceurs ne sont pas seulement suivis pour leur contenu.
Ils incarnent :
- des valeurs
- des modes de vie
- des aspirations.
👉 Ils deviennent des modèles.
III. Influence et surconsommation : une dérive bien réelle
-1. La normalisation de l’excès
Le marketing d’influence a contribué à banaliser :
- les hauls de fast fashion
- les achats compulsifs
- les tendances éphémères.
« On voit des quantités astronomiques de vêtements. »
-2. Le contenu “choc” pour générer des vues
Certains contenus vont encore plus loin :
- gaspillage alimentaire
- challenges absurdes
- contenus artificiels.
👉 Objectif : maximiser l’engagement.
IV. Influenceurs : victimes ou acteurs du système ?
-1. Une pression économique forte
Les influenceurs dépendent :
- des partenariats
- des vues
- de leur audience.
👉 Cela pousse parfois à des dérives.
-2. Une responsabilité souvent sous-estimée
Pourtant, leur impact est réel :
« À partir du moment où des gens t’écoutent, tu as une responsabilité. »
Ils influencent :
- les comportements
- les normes sociales
- les habitudes de consommation.
V. Vers un marketing d’influence plus responsable
-1. Choisir ses partenariats
Un influenceur responsable doit :
- refuser certaines collaborations
- privilégier des marques alignées
- assumer ses choix.
-2. Créer un contenu utile et sincère
Cela passe par :
- transparence sur les partenariats
- discours honnête
- cohérence entre paroles et actions.
VI. Le rôle des marques : une sélection plus exigeante
-1. La fin des influenceurs “massifs” sans engagement
Les marques évoluent :
- moins de macro-influence
- plus de micro / nano-influenceurs.
👉 Pourquoi ?
- meilleure crédibilité
- meilleure authenticité
- meilleur taux d’engagement.
-2. L’importance des valeurs
Aujourd’hui, une marque choisit un influenceur comme un collaborateur.
👉 Il devient une extension de son image.
VII. Régulation et éthique : un tournant majeur
-1. Une loi pour encadrer les pratiques
La loi du 9 juin 2023 marque une étape clé :
- transparence des partenariats
- encadrement des pratiques trompeuses
- protection des publics.
-2. Vers une professionnalisation du secteur
Cette régulation permet :
- de trier les acteurs
- de renforcer la crédibilité
- d’éliminer les dérives.
VIII. Influence et RSE : un levier encore sous-exploité
-1. Des influenceurs déjà engagés
Certains créateurs utilisent leur audience pour :
- sensibiliser
- éduquer
- mobiliser.
Exemples cités :
- Greta Thunberg
- créateurs engagés sur la seconde main
- contenus éducatifs sur l’environnement
-2. Rendre la transition désirable
Le rôle clé de l’influence :
👉 rendre les comportements responsables attractifs.
IX. Le paradoxe du numérique : informer… tout en polluant
-1. Le poids environnemental du contenu
Le marketing d’influence repose largement sur :
- la vidéo
- les réseaux sociaux
- le streaming.
👉 Des formats très énergivores.
-2. Une contradiction assumée
« On n’est pas encore prêts à réduire les vidéos. »
Mais une évolution est possible :
- formats plus courts
- podcasts
- contenus optimisés.
X. IA et influence : vers une perte d’authenticité ?
-1. L’émergence des influenceurs virtuels
De nouveaux acteurs apparaissent :
- avatars
- influenceurs générés par IA
- contenus automatisés.
-2. Une limite forte : le manque d’humanité
« On a besoin du côté humain. »
👉 L’émotion reste une barrière à l’automatisation.
XI. Influence et marketing durable : une opportunité à saisir
-1. Une capacité unique à toucher les jeunes
Le marketing d’influence peut :
- sensibiliser massivement
- créer de nouveaux réflexes
- accélérer la transition.
-2. Un rôle éducatif à renforcer
Les influenceurs peuvent devenir :
- des relais pédagogiques
- des déclencheurs d’action
- des ambassadeurs du changement.
Conclusion – L’influence : danger ou levier pour demain ?
Le marketing d’influence n’est ni bon ni mauvais.
👉 Il dépend de l’usage qu’on en fait.
Entre surconsommation et engagement, tout se joue ici :
- dans les choix des influenceurs
- dans les attentes des audiences
- dans les stratégies des marques.
Et une chose est certaine :
👉 le marketing d’influence sera durable… ou ne sera plus crédible.
Récap – Bonnes pratiques pour dirigeants et managers
- Sélectionner des influenceurs alignés avec vos valeurs
- Privilégier les micro et nano-influenceurs
- Exiger transparence et authenticité
- Éviter les campagnes incitant à la surconsommation
- Intégrer des messages éducatifs dans les contenus
- Favoriser des formats moins énergivores quand possible
- Co-construire des campagnes responsables avec les créateurs
- Mesurer l’impact (pas seulement l’engagement)
- Anticiper les risques d’image liés aux influenceurs
- Faire du marketing d’influence un levier de transformation

